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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 00:28

Une réunion positive

Après deux mois de relances diverses et d'envoi de courriers depuis notre manifestation, la sous préfecture d’Arcachon a enfin annoncé, lors d’une réunion le 11 janvier 2013, qu’un programme allait être élaboré entre les collectivités locales du pays (les trois communautés du bassin et du Val de l’Eyre) et l’Etat. Ce programme permettra de créer une capacité d’hébergement puis de logement pour les personnes sans domicile, ainsi qu’un dispositif d'accompagnement. Suite à la visite de C.Duflot à Bordeaux début Janvier, il semble que des moyens financiers soient réservés à cet effet et qu’une obligation de résultat soit attendue de cette programmation. La COBAS sera, comme nous l’avions suggéré, l’opérateur de future réalisation. Mais, en attendant, des solutions immédiates devront être mises en place et le sous préfet s’est engagé à recenser les immeubles vacants (nous en avons fourni une liste), particulièrement ceux de l’Etat ou d'EDF, afin d’offrir un hébergement d’urgence en complément de ce que prévoit le plan hivernal. Rappelons par ailleurs que la Ministre du Logement avait indiqué que des solutions seraient proposées à la sortie de l’hiver pour éviter le retour à la rue!

Nous espérons que les 39 personnes sans logement que nous connaissons (mais il y en a certainement plus), dont 6 femmes, verront leur calvaire enfin allégé et la possibilité d’une reprise de leur vie enfin ouverte. Le travail des éducateurs du bus COBAS pourra enfin avoir un sens.

 La destruction du squat de la rue Molière

Mais la douche froide n’a pas tardé. La destruction d’un squat a été annoncée le vendredi 12 pour le lundi15 ! Nous sommes intervenus en urgence pour empêcher l’expulsion des occupants : cela a permis le relogement de 3 des 5 occupants au camping d’Arcachon, avec l’engagement d’une solution à la sortie après le 15 février. Il faudra vérifier et faire pression pour obtenir ce relogement !. Un autre a été admis à l’hôpital à notre demande après deux jours glacés dans la gare, mais à sa sortie le 24, rien n’était prévu : nous avons obtenu via la sous préfecture une nuit à l’hôtel par la mairie de la Teste, mais il a fallu encore batailler le lendemain pour le faire admettre aussi au camping. 10 heures de démarches de nos militants en tout. Et un problème: il ne peut pas bien marcher, il a une jambe cassée. Le dernier, qui a aussi préféré rester dans le squat jusqu’au bout, est probablement accueilli temporairement chez quelqu’un et nous n’avons pu être là lors de son expulsion le lendemain, car nous pensions que les promesses d’un délais pour le relogement seraient tenues. La police municipale a participé illégalement à cette expulsion et nous avons adressé la lettre ci-dessous au maire à ce propos. Cet exercice nous a montré en vraie grandeur que s’il n’y a pas de pression forte, aucune commune ne met à disposition de relogement! On est très loin des promesses.

Notre lettre au maire d’Arcachon

« A Monsieur le Maire

Hôtel de Ville

33120 ARCACHON

Le 18 Janvier 2013

Monsieur le Maire

Lors de la destruction d’un immeuble, vacant et ouvert depuis des années, au coin des rue Molière et Lamartine, le 16 janvier 2013, la police municipale est intervenue avec la société DST pour évacuer les dernières personnes sans domicile et très fragiles qui s’y étaient réfugiées. Il s’agit de personnes que nous n’avions pas réussi à contacter pour des propositions d’hébergement par le CCAS. Aucune enquête n’avait été menée sur le risque d’insalubrité, aucune plainte non plus n’avait été déposée.

Ce fait, outre qu’il concerne des personnes vulnérables et démunies, s’ajoute à de précédentes interventions de la police municipale. Par exemple, durant l’hiver 2011, votre police est intervenue sur la seule base d’une plainte du voisin pour évacuer un « sans logement » qui avait monté sa tente avec l’accord du propriétaire.

Comme vous le savez, vos décisions de police se limitent, sauf enquête spécifique ou plainte, à l’ordre public. En conséquence, le caractère supposé illégal de la présence d’un sans domicile dans un lieu privé relève uniquement d’une décision de justice.

Nous serons désormais très attentifs à ces éventuels débordements et n’hésiterons pas à porter devant la justice les écarts ultérieurs de votre police en ce domaine.

Espérant que vous tiendrez compte de nos remarques, tout en vous assurant de notre coopération notamment avec le CCAS, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pour l’association, (etc.) »

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Published by Entraide33
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