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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:18

Voici le texte de la nouvelle lettre adressée à la ministre du logement, aux maires, au Préfet et au Conseil Général par les trois associations Entraide 33/ DAL, la Ligue des Droits de l'Homme, Femmes solidaires et la CLCV Bassin d'Arcachon. Elle est sans réponse après 15 jours.

 

A Mme DUFLOT Ministre du logement

Ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires

Bd St Germain

75006 PARIS

Copie à M. Le Sous Préfet d’Arcachon

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Madame,

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs, et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Vous trouverez ci-jointe copie de la lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale. Celle-ci souligne la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d'urgence qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat doivent peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mènerait à « balloter » les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                 Femmes Solidaires         Ligue des Droits            Confédération du

(Fédération DAL)                                                                de l’Homme             Logement et du Cadre de Vie

 

                                                                                             A Mme JARDINE, Vice Présidente du Conseil Général

Mme DES ESGAULX Sénatrice Maire de Gujan Mestras

Mme LE YONDRE, Maire d’Audenge

M.FOULON, député du Bassin d’Arcachon

M.EROLES, Président de la COBAS

M.DELUGA maire du Teich

M. le Sous Préfet d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Mesdames, Messieurs

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Notre lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale soulignait la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d’urgence, qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous vous remercions d’y avoir répondu. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mène à balloter les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Nous souhaiterions vous rencontrer pour échanger de vive voix à ce sujet (contact ci dessous)

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                Femmes Solidaires         Ligue des Droits           Confédération du Logement

(Fédération DAL)                                                     de l’Homme                      et du Cadre de Vie

 

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