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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 14:10

Depuis Colbert et son honteux  « Code Noir » tortionnaire, qui règlementa le transfert de millions de noirs vers les Antilles,  la France autoritaire, celle des saigneurs, - toujours pour «raison d’Etat »-, a acquis une  expérience certaine du déplacement des populations souvent contre   leur gré et rarement pour  leur bien : ce furent les « bagnards »  vers Cayenne, les Communards vers l’Algérie, les Tirailleurs Sénégalais vers les tranchées ou le Camp du Courneau à La Teste ,  les juifs du Veld’hiv vers Drancy, les Indigènes du Maghreb vers Monte Cassino et récemment grâce aux ministres zélés, celle des « Roms » et tout « sans papiers », à passer au   «  broyeur de bureau » , ascenseur social efficace et rapide pour passer du bidonville ( éradiqué au bulldozer) à la  « jet set » !

 C’est toujours de l’humain le plus modeste , déstabilisé, changé de « port », déporté  donc, autrefois mis aux fers, menotté, aujourd’hui torturé au moins psychologiquement car humilié, spolié de ses biens dérisoires, privé de savoir pour ses enfants, alors que l’ignorance est source de malheur,  et cela  par une féodalité d’exécutants qui obéissent à l’Etat-employeur, salaire oblige !

Django Reinhart, sinti manouche, est né dans une roulotte en Belgique. Il apprit banjo, guitare et fut excellent violoniste, comme l’épouse du Ministre de l’intérieur Valls.

Sans doute a-t-elle entendu  dans la « Fille de Mme Angot » opéra-comique de Charles Lecoq  le fameux choeur des «Incoyables»: «Ce n’était pas  la peine assurément de changer de gouvernement !» Pourrait-elle le jouer à son Ministre aimé, dans un élan d’humour ?

Avec un  père artiste peintre, une  épouse violoniste, donc homme cultivé, raffiné, sensible à l’enfance puisque père de 4 enfants, comment peut-il arracher de leurs faibles racines  les 240 Roms embarqués en aéroport, expulsés à 15 jours de la rentrée des classes ?

Toujours est- il qu’on s’interroge encore une fois sur les finalités de la « Culture » : rites égoïstes ou  ouverture de  l’esprit à un minimum d’altruisme, au respect des êtres :

Il y a peu de temps en Arcachon, on a appris avec stupeur que celui à qui on aurait pourtant donné Dieu sans confession, Donnedieu de Vabres, qui inaugura l’Olympia avec plaque commémorative du « Ministre de la Culture », était dans une vie antérieure, un  marchand d’armes, de ceux  qui savent si bien fermer les yeux sur le sang et les larmes qu’ils contribuent à faire  verser  ! La « Culture » a des fins dissimulatrices parfois !

 L’Europe a les moyens juridiques et financiers et donc le devoir humaniste de mettre fin à l’interminable et douloureuse « route des Roms » persécutés depuis des siècles, le pire certes  ayant été l’époque nazie, donc choisissons des voies diamétralement opposées et cessons de souiller l’image de la France. Ceux qui ont voté utile, méritent mieux que cela !

Philippe Naud.

photo extraite du forum publié sur médiapart

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:59

L’annonce d’un blocage des augmentations de loyers dans certaines villes et d’un plan pour l’hébergement des « SDF » montre que les décisions nationales restent enfermées dans un cadre technocratique et ignorent la diversité des situations locales. Le futur décret sur les loyers ne prend en compte que de grandes agglomérations et néglige par exemple la situation dramatique des communes touristiques et côtières du Sud Ouest, sauf La Rochelle. Ceci est d’autant plus surprenant que, pour une fois, il a utilisé une autre source (le fichier d’allocations des CAF) que le fichier Clameur, dont la fiabilité est faible en raison de sa source : quelques réseaux d’agences et d’organismes gérant un parc privé à vocation sociale. Pour le Sud Ouest, de nombreuses villes à niveaux élevés de loyers et où la pénurie de locatifs est flagrante ne sont pas citées.

En ce qui concerne les communes touristiques, les mesures de blocage de loyers ne suffiront pas : il faut limiter la progression des logements de loisirs ou secondaires, relancer l’effort de création de logements sociaux, mettre en place une politique d’hébergement et d’accompagnement, proposer des terrains d’accueil. La situation spécifique de ces communes tient à l’absorption continue de l’effort de construction par l’achat des logements pour des résidences d’été, sans limites. De nombreuses communes ont plus de moitié de leur parc en résidences secondaires, alors que la limite au-delà de laquelle les actifs permanents ne peuvent plus se loger, est autour de 40%. Plusieurs pays européens ont mis en place un contrôle des logements, qui ne permet pas l’achat de résidences secondaires, voire la résidence des non actifs (par exemple les retraités) dans des villes qui manquent de logements.

Il ne faudrait pas que cette méthode technocratique se reproduise pour le plan d’hébergement des personnes sans logement. La concertation préalable se ferait, selon la presse,  dans le seul cadre des réseaux de grandes associations, dont le fond de commerce est la gestion des centres d’hébergement, avec un coût très élevé et souvent des réponses inadaptées aux besoins (cadre contraignant et localisation mal répartie). Le résultat est une pénurie permanente de places et des refus de la part des sans logement.

Les personnes sans logement sont très diverses en zone touristique: certaines souhaitent pouvoir camper ou trouver un mobile home dans un cadre sécurisé et permettant l’accès à la propreté et l’autonomie. D’autres ont simplement besoin d’une garantie pour accéder à un logement, avec un loyer raisonnable. D’autres enfin ont besoin d’un accompagnement réel et continu en plus des solutions indiquées. La réponse qui consisterait à se limiter au réseau des 115 départementaux et à renforcer les centres d’hébergement existants serait donc inadaptée. Va-t-on trouver à Bordeaux une réponse aux demandes de ceux qui ont trouvé sur le bassin d’Arcachon le calme et parfois la sécurité, voire des emplois saisonniers à leur portée ? Va-t-on enfin répartir mieux les capacités, les ouvrir toute l’année et proposer un accompagnement digne de ce nom au lieu continuer à multiplier les lieux d’accueil (bus solidaire, services sociaux, Passerel…), sans réponse concrète derrière ?

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 11:23

Selon un article publié dans Mediapart, un plan de rigueur sur le logement d'une vigueur inégalée serait en préparation au ministère des finances en liaison avec celui du logement. Il s'agirait à la fois d'une forte réduction des aides personnelles au logement (allocation logement ou APL, probablement 30% de moins), d'une baisse des aides à la pierre et d'une réduction des aides à l'hébergement et l'accompagnement des personnes en difficultés. Au total, ces deux derniers budgets seraient réduits de 30%, soit 600 M €. Tout ceci signale le déclenchement d'une "guerre aux pauvres", selon le journaliste.  Pour la politique d'hébergement, celà signifie probablement le blocage de tout nouveau projet.

Ceci se produit alors que l'IGAS publie, le 2 avril, un rapport qui met en lumière les faiblesses du nouveau système d'accueil, d'évaluation et d'orientation des personnes sans logement, les SIAO: ce système n'a pas suffisamment de visibilité sur les capacités d'hébergement, n'est pas opérationnel pour la partie évaluation (pas de méthode) ni pour l'orientation (pas de commission). Seuls 3 Siao (il y en a un par département) ont établi des liens avec les bailleurs sociaux tandis que les Préfets n'ont pas établi de liens suffisants avec les collectivités locales, en premier lieu avec les conseils généraux, ni même entre les services de l'Etat (source Gazette santé-social).

(d'après les articles transmis par le DAL 33)

 

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