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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:39

Suite à la manifestation du 10 Novembre, qui a regroupé une cinquantaine de personnes et a été relayée par la presse locale (voir liens en bas de l'article) et la radio, aucune évolution n'a eu lieu dans le sud du bassin: ni ouverture de capacités d'hébergement, ni prise en compte des demandes des sans domicile. Comme d'habitude, alors que le froid arrive, ce sont des particuliers qui ont hébergé certaines personnes, dans des conditions difficiles.Et les réactions politiques se sont multipliées: les uns (Biganos) déclarant avoir des logements d'urgence disponibles

lien avec les articles http://www.sudouest.fr/2012/11/19/le-bus-de-jour-itinerant-a-accueilli-450-personnes-882746-710.php et http://www.sudouest.fr/2012/11/28/bernard-bordet-il-existe-des-logements-d-urgence-891924-710.php);

(pourquoi ne les proposent-ils pas aux services sociaux ou au bus solidaire, voire à nos associations?), les autres déclarant que tout va bien, malgré la vingtaine de visiteurs au bus COBAS, en grande partie des personnes sans domicile!

La sous préfecture nous a annoncé une réunion, à laquelle "toutes les parties "seraient invitées, mais la date est reportée car les parlementaires souhaitent y participer et leur emploi du temps est chargé. En attendant, plusieurs personnes à la rue sont malades, ils sont expulsés des abris provisoires qu'ils avaient trouvés dans des bâtiments publics et se retrouvent dans des voitures, tentes ou des entrées d'immeubles. Les polices les chassent régulièrement: ils n'ont pas le droit d'exister tout simplement.

Nous avons encouragé la réactivation des demandes d'hébergement, mais ce sont des solutions improbables qui sont proposées, à Ste Foy la Grande ou dans les campagnes girondines les moins accessibles. Que feraient-ils si loin de chez eux, puisqu'ils sont en majorité originaires du bassin? Les administrations prennent elles un malin plaisir, comme aux meilleurs jours du service militaire, à envoyer la population la plus fragile au plus loin de ses racines?

Un plan d'hébergement en vraie grandeur (15.000 places) avait été annoncé à l'automne et semble avoir connu un début d'exécution en Ile de France. Il semble que d'autres villes d'Aquitaine se soient indignées d'une demande sur le bassin d'Arcachon, réputée riche et sans problème. Sommes-nous victimes d'arbitrages réalisés sur des rumeurs? La misère ne se lit pas dans les statistiques et le fait d'être à la rue autour du bassin n'oblige pas à une double peine: être obligé de partir vers les grandes villes pour être pris en compte, grandes villes qui sont d'ailleurs déjà saturées et ne peuvent loger tout le monde.

Nous demandons des solutions d'hébergement ou de logement accompagné sur place et sans attendre la fin de l'hiver ou l'urgence absoilue des grands froids.Il est temps que l'ensemble des pouvoirs publics se mettent au travail pour trouver des solutions! Quelques suggestions: les bâtiments d'EDF inutilisés (dont 2 villas en plein centre), le foyer de la SNCF qui n'est plus fréquenté, les anciennes Affaires Maritimes et l'ex DDE en face, une école désaffectée, etc. sans compter les centres de vacances intiitutionnels. Faites votre marché!

JRB.

lien avec les articles de sud ouest: link     link

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:07

L’HIVER DOIT ÊTRE "CHAUD" 

Nous sommes passés de 30 à 50personnes sans domicile en l’espace d’un an


De plus en plus de précaires dans une ville touristique : nous sommes passés de 30 à 50 personnes sans domicile en l’espace d’un an

·       Déficit grave d’hébergement social ou d'urgence

·       Des loyers très élevés, inaccessibles avec le RSA, seulement 8% de logements sociaux, pas de blocage  des loyers dans notre agglomération

On peut être dans la rue et manger ou dans un logement et avoir faim !

→ Impossibilité de chercher un emploi, de se former ou d’avoir un accès digne aux soins sans un logement !

PLUS PERSONNE A LA RUE
AUTOUR DU
BASSIN D’ARCACHON

NOUS DEMANDONS :

1 Une trentaine de places d’hébergement, OUVERTES TOUTE L’ANNÉE

·       En utilisant les  nombreux bâtiments publics vacants et les logements de loisirs disponibles

·       Avec un accompagnement actif à partir des structures existantes

2 Un relogement après l’hiver : création d’une résidence sociale

 


MANIFESTATION
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 10H

DEPART OFFICE DU TOURISME D’ARCACHON (parking de la GARE)


3 LA MISE EN ŒUVRE RAPIDE  DE LA LOI

La loi Duflot sur le logement social est actuellement bloquée par le Conseil Constitutionnel.

·       Elle prévoit 25% de logements sociaux à terme, soit près de 380  à construire par an pour chaque communauté (COBAS, COBAN)

·       Cession du foncier de l’Etat à bas prix pour construire des logements très sociaux : autour du bassin, un potentiel de 350 logements

·       Réquisition des immeubles institutionnels vacants (bains-douches, certains immeubles des communes, EDF, anciennes Affaires Maritimes et DDE, SNCF) pour y faire des logements ou de l’hébergement

4 LA RÉALISATION DU PLAN D’URGENCE ANNONCÉ

Sur 19.000 places annoncées, au moins 30 pour le bassin (en plus des places habituelles du grand froid)

Ouverture maintenant et sur toute la durée de l’hiver

Pas de retour à la rue à la sortie de l’hiver

Pas d’envoi vers des hébergements hors du bassin, via le 115

5 UN ACCOMPAGNEMENT SYSTÉMATIQUE ET SOUTENU

Un accompagnement actif pour ceux qui sont relogés ou hébergés

Trouver des solutions à la sortie de l’hiver

 

Entraide 33/ DAL

Femmes Solidaires

Ligue des Droits de l'Homme

Confédération du Logement et du Cadre de Vie

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:18

Voici le texte de la nouvelle lettre adressée à la ministre du logement, aux maires, au Préfet et au Conseil Général par les trois associations Entraide 33/ DAL, la Ligue des Droits de l'Homme, Femmes solidaires et la CLCV Bassin d'Arcachon. Elle est sans réponse après 15 jours.

 

A Mme DUFLOT Ministre du logement

Ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires

Bd St Germain

75006 PARIS

Copie à M. Le Sous Préfet d’Arcachon

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Madame,

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs, et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Vous trouverez ci-jointe copie de la lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale. Celle-ci souligne la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d'urgence qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat doivent peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mènerait à « balloter » les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                 Femmes Solidaires         Ligue des Droits            Confédération du

(Fédération DAL)                                                                de l’Homme             Logement et du Cadre de Vie

 

                                                                                             A Mme JARDINE, Vice Présidente du Conseil Général

Mme DES ESGAULX Sénatrice Maire de Gujan Mestras

Mme LE YONDRE, Maire d’Audenge

M.FOULON, député du Bassin d’Arcachon

M.EROLES, Président de la COBAS

M.DELUGA maire du Teich

M. le Sous Préfet d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Mesdames, Messieurs

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Notre lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale soulignait la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d’urgence, qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous vous remercions d’y avoir répondu. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mène à balloter les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Nous souhaiterions vous rencontrer pour échanger de vive voix à ce sujet (contact ci dessous)

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                Femmes Solidaires         Ligue des Droits           Confédération du Logement

(Fédération DAL)                                                     de l’Homme                      et du Cadre de Vie

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:08

Deux réponses écrites très détaillées, concernées et argumentées nous sont parvenues de Mme Le Yondre et M.Baude, candidats aux élections légilslatives de la 8è circonscription. Nous les en remercions bien vivement!

A ceci s'ajoute les réponses également argumentées du député sortant et maire du Teich, M.Deluga, du maire d'Arcachon, ainsi que la réponse verbale faite par Mme Joly lors de sa venue à La Teste.

 

Les autres maires et le sous préfet n'ont pas répondu pour le moment.

 

Dans l'ensemble, la plupart des réponses développent plus la question du logement social que celle de l'hébergement et des solutions immédiates. Nous joignons en lien les lettres.

 

Nous ferons état des diverses réponses publiquement très prochainement.

 

A suivre donc....

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 16:08

Entraide 33, Femmes Solidaires, Femmes de Mer en partage et la Ligue des Droits de l’Homme se sont associés pour adresser une lettre ouverte au Sous Préfet, aux maires et aux candidats aux élections diverses, afin d’obtenir une trentaine de places permanentes d’hébergement dans le sud bassin, un accompagnement et des accès à des relogements durables et accessibles ensuite. Ces associations de citoyens demandent également la mise en place d’un 115 local et une action intercommunale en domaine, afin d’éviter le renvoi de la majorité des demandes vers l’agglomération bordelaise, qui n’offre déjà plus de solutions acceptables. Cette lettre fait suite à de nombreuses démarches et deux manifestations organisées à Arcachon, qui n’ont pas débouché sur des solutions à la hauteur du problème. Plus de 30 personnes sont en permanence à la rue dans le sud bassin, 300 jeunes de moins de 25 ans passant par l’accueil du Prado (Passerel à la Teste) sont sans logement, 150 personnes sans logement mangent aux Restos du Cœur dans l’année. Face à l’aveuglement des pouvoirs publics sur cette situation, nous reviendrons tous les mois pour faire le point des réponses obtenues. La lettre a d’ores et déjà été remise le 29 mars à la première candidate aux élections présidentielles venue depuis sur le bassin, Eva Joly (voir photo). A suivre.

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