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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 15:58

L'équipe d'Entraide 33 peut être contactée au 06 80 76 19 89 et passe tous les samedis* dans les rues d'Arcachon, laTeste et Gujan Mestras et entre 18h30 et 20h30. La maraude commence à la Poste d'Arcachon, puis autour du centre (gare, Bd de la Plage) et à la Teste (gare, marché), voire Gujan; Elle apporte des repas chauds, des provisions, des vêtements. Elle peut aussi aider à trouver des solutions les autres jours et vous accompagner dans des démarches.

*sauf le 1er samedi après le 6 du mois

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 09:27

Septembre 2015. Les "chalets" de Balanos, construits depuis Avril 2015 ont été peu occupées jusqu'ici: pendant l'été des saisonniers ont occupé deux des cinq, puis il n'est resté que deux personnes dans une villa. Une famille a ensuite occupé une autre villa et le gardien bien sûr une troisième. Pourquoi cette vacance? La commission d'attribution qui doit affecter les places est d'une lourdeur totalement incompatible avec l' "urgence". Elle ne s'est réunie pour la première fois qu'en Octobre, elles comprend de multiples organismes (COBAS et Emmaus, des CCAS, les services sociaux du Conseil Départemental, la DDCS) et les affectations sont destinées à un nombre excessif d'usages, souvent incompatibles: femmes en difficultés, familles sans logement, saisonniers, jeunes en difficultés, urgences, voire plan d'hébergement hivernal. Avec en toile de fond l'idée de laisser vacant des logements pour répondre à cette fameuse urgence; il faut des semaines pour qu'une candidature, présentée par l'une des institutions citées plus haut, soit discutée lors d'une réunion. Pas de bus régulier, pas de commerces à proximité, plusieurs kilomètres à pied pour aller à la gare, pas d'accompagnement sauf celui du gardien et une hypothétique présence d'un éducateur une fois par semaine, venu de Bordeaux. Même le 115 n'a pas la possibilité d'orienter des sans logement vers ces chalets, qui n'existent pas dans la liste des hébergements d'urgence du département. Il faut s'adresser directement à Emmaus, à 80kms du Bassin. Gestion de proximité avez vous dit?

Après deux ans de silence, nous avons vu la publication de plusieurs articles de presse annonçant l'ouverture de "logements d'urgence" à Balanos (Le Teich), réalisés par Gironde Habitat et construits par Emmaüs. Il est bien sûr utile de disposer de logements pour des cas d'urgence, mais il est tout aussi important de les accompagner: nous espérons qu'il y aura effectivement une présence sur place des services sociaux et du gestionnaire. Notre inquiétude est renforcée par la localisation à l'entrée du hameau de Balanos, très difficile d'accès, loin de l'agglomération, des commerces et même des services -alors qu'il y avait de l'espace, par exemple autour de la MDSI au Teich mais aussi dans les centres de la plupart des communes de la COBAS.

Mais qu'en est-il de l'offre de logement destinée aux personnes à la rue? Cette solution n'est évidemment pas pour elles. Sans véhicule, comment espérer faire la moindre démarche auprès des services publics depuis ce lieu isolé au milieu des bois? Les sans logement que nous voyons tous les samedis n'ont eu aucune proposition en ce sens, les mêmes sont toujours là, confrontés à de multiples problèmes administratifs, allant d'un abri à un autre et sans autre appui que l'aide des habitants. La plupart des solutions ne sont disponibles que sur l'agglomération bordelaise.

Après tant d'années d'efforts et de discussions avec les pouvoirs publics, nous sommes découragés de cette incompréhension sur les solutions à mettre en place, mais déterminés à poursuivre. L'équipe d'Entraide 33

PS nous encourageons les propriétaires de logements vacants à nous contacter afin de trouver des solutions adaptées et sécurisées, avec un accompagnement réel. 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 00:28

Une réunion positive

Après deux mois de relances diverses et d'envoi de courriers depuis notre manifestation, la sous préfecture d’Arcachon a enfin annoncé, lors d’une réunion le 11 janvier 2013, qu’un programme allait être élaboré entre les collectivités locales du pays (les trois communautés du bassin et du Val de l’Eyre) et l’Etat. Ce programme permettra de créer une capacité d’hébergement puis de logement pour les personnes sans domicile, ainsi qu’un dispositif d'accompagnement. Suite à la visite de C.Duflot à Bordeaux début Janvier, il semble que des moyens financiers soient réservés à cet effet et qu’une obligation de résultat soit attendue de cette programmation. La COBAS sera, comme nous l’avions suggéré, l’opérateur de future réalisation. Mais, en attendant, des solutions immédiates devront être mises en place et le sous préfet s’est engagé à recenser les immeubles vacants (nous en avons fourni une liste), particulièrement ceux de l’Etat ou d'EDF, afin d’offrir un hébergement d’urgence en complément de ce que prévoit le plan hivernal. Rappelons par ailleurs que la Ministre du Logement avait indiqué que des solutions seraient proposées à la sortie de l’hiver pour éviter le retour à la rue!

Nous espérons que les 39 personnes sans logement que nous connaissons (mais il y en a certainement plus), dont 6 femmes, verront leur calvaire enfin allégé et la possibilité d’une reprise de leur vie enfin ouverte. Le travail des éducateurs du bus COBAS pourra enfin avoir un sens.

 La destruction du squat de la rue Molière

Mais la douche froide n’a pas tardé. La destruction d’un squat a été annoncée le vendredi 12 pour le lundi15 ! Nous sommes intervenus en urgence pour empêcher l’expulsion des occupants : cela a permis le relogement de 3 des 5 occupants au camping d’Arcachon, avec l’engagement d’une solution à la sortie après le 15 février. Il faudra vérifier et faire pression pour obtenir ce relogement !. Un autre a été admis à l’hôpital à notre demande après deux jours glacés dans la gare, mais à sa sortie le 24, rien n’était prévu : nous avons obtenu via la sous préfecture une nuit à l’hôtel par la mairie de la Teste, mais il a fallu encore batailler le lendemain pour le faire admettre aussi au camping. 10 heures de démarches de nos militants en tout. Et un problème: il ne peut pas bien marcher, il a une jambe cassée. Le dernier, qui a aussi préféré rester dans le squat jusqu’au bout, est probablement accueilli temporairement chez quelqu’un et nous n’avons pu être là lors de son expulsion le lendemain, car nous pensions que les promesses d’un délais pour le relogement seraient tenues. La police municipale a participé illégalement à cette expulsion et nous avons adressé la lettre ci-dessous au maire à ce propos. Cet exercice nous a montré en vraie grandeur que s’il n’y a pas de pression forte, aucune commune ne met à disposition de relogement! On est très loin des promesses.

Notre lettre au maire d’Arcachon

« A Monsieur le Maire

Hôtel de Ville

33120 ARCACHON

Le 18 Janvier 2013

Monsieur le Maire

Lors de la destruction d’un immeuble, vacant et ouvert depuis des années, au coin des rue Molière et Lamartine, le 16 janvier 2013, la police municipale est intervenue avec la société DST pour évacuer les dernières personnes sans domicile et très fragiles qui s’y étaient réfugiées. Il s’agit de personnes que nous n’avions pas réussi à contacter pour des propositions d’hébergement par le CCAS. Aucune enquête n’avait été menée sur le risque d’insalubrité, aucune plainte non plus n’avait été déposée.

Ce fait, outre qu’il concerne des personnes vulnérables et démunies, s’ajoute à de précédentes interventions de la police municipale. Par exemple, durant l’hiver 2011, votre police est intervenue sur la seule base d’une plainte du voisin pour évacuer un « sans logement » qui avait monté sa tente avec l’accord du propriétaire.

Comme vous le savez, vos décisions de police se limitent, sauf enquête spécifique ou plainte, à l’ordre public. En conséquence, le caractère supposé illégal de la présence d’un sans domicile dans un lieu privé relève uniquement d’une décision de justice.

Nous serons désormais très attentifs à ces éventuels débordements et n’hésiterons pas à porter devant la justice les écarts ultérieurs de votre police en ce domaine.

Espérant que vous tiendrez compte de nos remarques, tout en vous assurant de notre coopération notamment avec le CCAS, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pour l’association, (etc.) »

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 10:39

Suite à la manifestation du 10 Novembre, qui a regroupé une cinquantaine de personnes et a été relayée par la presse locale (voir liens en bas de l'article) et la radio, aucune évolution n'a eu lieu dans le sud du bassin: ni ouverture de capacités d'hébergement, ni prise en compte des demandes des sans domicile. Comme d'habitude, alors que le froid arrive, ce sont des particuliers qui ont hébergé certaines personnes, dans des conditions difficiles.Et les réactions politiques se sont multipliées: les uns (Biganos) déclarant avoir des logements d'urgence disponibles

lien avec les articles http://www.sudouest.fr/2012/11/19/le-bus-de-jour-itinerant-a-accueilli-450-personnes-882746-710.php et http://www.sudouest.fr/2012/11/28/bernard-bordet-il-existe-des-logements-d-urgence-891924-710.php);

(pourquoi ne les proposent-ils pas aux services sociaux ou au bus solidaire, voire à nos associations?), les autres déclarant que tout va bien, malgré la vingtaine de visiteurs au bus COBAS, en grande partie des personnes sans domicile!

La sous préfecture nous a annoncé une réunion, à laquelle "toutes les parties "seraient invitées, mais la date est reportée car les parlementaires souhaitent y participer et leur emploi du temps est chargé. En attendant, plusieurs personnes à la rue sont malades, ils sont expulsés des abris provisoires qu'ils avaient trouvés dans des bâtiments publics et se retrouvent dans des voitures, tentes ou des entrées d'immeubles. Les polices les chassent régulièrement: ils n'ont pas le droit d'exister tout simplement.

Nous avons encouragé la réactivation des demandes d'hébergement, mais ce sont des solutions improbables qui sont proposées, à Ste Foy la Grande ou dans les campagnes girondines les moins accessibles. Que feraient-ils si loin de chez eux, puisqu'ils sont en majorité originaires du bassin? Les administrations prennent elles un malin plaisir, comme aux meilleurs jours du service militaire, à envoyer la population la plus fragile au plus loin de ses racines?

Un plan d'hébergement en vraie grandeur (15.000 places) avait été annoncé à l'automne et semble avoir connu un début d'exécution en Ile de France. Il semble que d'autres villes d'Aquitaine se soient indignées d'une demande sur le bassin d'Arcachon, réputée riche et sans problème. Sommes-nous victimes d'arbitrages réalisés sur des rumeurs? La misère ne se lit pas dans les statistiques et le fait d'être à la rue autour du bassin n'oblige pas à une double peine: être obligé de partir vers les grandes villes pour être pris en compte, grandes villes qui sont d'ailleurs déjà saturées et ne peuvent loger tout le monde.

Nous demandons des solutions d'hébergement ou de logement accompagné sur place et sans attendre la fin de l'hiver ou l'urgence absoilue des grands froids.Il est temps que l'ensemble des pouvoirs publics se mettent au travail pour trouver des solutions! Quelques suggestions: les bâtiments d'EDF inutilisés (dont 2 villas en plein centre), le foyer de la SNCF qui n'est plus fréquenté, les anciennes Affaires Maritimes et l'ex DDE en face, une école désaffectée, etc. sans compter les centres de vacances intiitutionnels. Faites votre marché!

JRB.

lien avec les articles de sud ouest: link     link

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:07

L’HIVER DOIT ÊTRE "CHAUD" 

Nous sommes passés de 30 à 50personnes sans domicile en l’espace d’un an


De plus en plus de précaires dans une ville touristique : nous sommes passés de 30 à 50 personnes sans domicile en l’espace d’un an

·       Déficit grave d’hébergement social ou d'urgence

·       Des loyers très élevés, inaccessibles avec le RSA, seulement 8% de logements sociaux, pas de blocage  des loyers dans notre agglomération

On peut être dans la rue et manger ou dans un logement et avoir faim !

→ Impossibilité de chercher un emploi, de se former ou d’avoir un accès digne aux soins sans un logement !

PLUS PERSONNE A LA RUE
AUTOUR DU
BASSIN D’ARCACHON

NOUS DEMANDONS :

1 Une trentaine de places d’hébergement, OUVERTES TOUTE L’ANNÉE

·       En utilisant les  nombreux bâtiments publics vacants et les logements de loisirs disponibles

·       Avec un accompagnement actif à partir des structures existantes

2 Un relogement après l’hiver : création d’une résidence sociale

 


MANIFESTATION
SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012 10H

DEPART OFFICE DU TOURISME D’ARCACHON (parking de la GARE)


3 LA MISE EN ŒUVRE RAPIDE  DE LA LOI

La loi Duflot sur le logement social est actuellement bloquée par le Conseil Constitutionnel.

·       Elle prévoit 25% de logements sociaux à terme, soit près de 380  à construire par an pour chaque communauté (COBAS, COBAN)

·       Cession du foncier de l’Etat à bas prix pour construire des logements très sociaux : autour du bassin, un potentiel de 350 logements

·       Réquisition des immeubles institutionnels vacants (bains-douches, certains immeubles des communes, EDF, anciennes Affaires Maritimes et DDE, SNCF) pour y faire des logements ou de l’hébergement

4 LA RÉALISATION DU PLAN D’URGENCE ANNONCÉ

Sur 19.000 places annoncées, au moins 30 pour le bassin (en plus des places habituelles du grand froid)

Ouverture maintenant et sur toute la durée de l’hiver

Pas de retour à la rue à la sortie de l’hiver

Pas d’envoi vers des hébergements hors du bassin, via le 115

5 UN ACCOMPAGNEMENT SYSTÉMATIQUE ET SOUTENU

Un accompagnement actif pour ceux qui sont relogés ou hébergés

Trouver des solutions à la sortie de l’hiver

 

Entraide 33/ DAL

Femmes Solidaires

Ligue des Droits de l'Homme

Confédération du Logement et du Cadre de Vie

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 08:18

Voici le texte de la nouvelle lettre adressée à la ministre du logement, aux maires, au Préfet et au Conseil Général par les trois associations Entraide 33/ DAL, la Ligue des Droits de l'Homme, Femmes solidaires et la CLCV Bassin d'Arcachon. Elle est sans réponse après 15 jours.

 

A Mme DUFLOT Ministre du logement

Ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires

Bd St Germain

75006 PARIS

Copie à M. Le Sous Préfet d’Arcachon

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Madame,

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs, et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Vous trouverez ci-jointe copie de la lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale. Celle-ci souligne la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d'urgence qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat doivent peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mènerait à « balloter » les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                 Femmes Solidaires         Ligue des Droits            Confédération du

(Fédération DAL)                                                                de l’Homme             Logement et du Cadre de Vie

 

                                                                                             A Mme JARDINE, Vice Présidente du Conseil Général

Mme DES ESGAULX Sénatrice Maire de Gujan Mestras

Mme LE YONDRE, Maire d’Audenge

M.FOULON, député du Bassin d’Arcachon

M.EROLES, Président de la COBAS

M.DELUGA maire du Teich

M. le Sous Préfet d’Arcachon

Arcachon, le 15 Septembre 2012

Objet : absence d’hébergement autour du Bassin d’Arcachon

Mesdames, Messieurs

Suite aux engagements pris par le Président de la République pendant la campagne des élections présidentielles auprès de nos mouvements associatifs et aux démarches répétées que nous avons effectuées auprès des pouvoirs publics, nous nous adressons à vous pour obtenir la création très rapide d’une capacité d’hébergement pour les personnes sans logement autour du bassin d’Arcachon.

Notre lettre adressée aux maires et candidats aux élections législatives pendant la dernière  campagne électorale soulignait la quasi absence de capacité d’hébergement social ou d’urgence, qui aboutit à l’impossibilité de faire progresser toutes les autres tentatives d’insertion en direction d’une population sans cesse croissante. Nous vous remercions d’y avoir répondu. Nous sommes passés d’une trentaine de personnes sans domicile à une cinquantaine en un an. Les loyers sont très élevés, inaccessibles aux ayants droit du RSA, le blocage récent des loyers a malheureusement ignoré notre agglomération, qui n’a par ailleurs que 8% de logements sociaux (5% si l’on tient compte du parc de résidences secondaires). Le seul foyer d’hébergement qui existait a été fermé en 2002.

Sans oublier bien entendu la situation des femmes souvent premières victimes de cette précarité et qui n'ont d'autre alternative que de demeurer auprès d'un conjoint ou compagnon violent.

 Localement l'urgence est de débloquer rapidement la situation. Nous avons donc identifié une priorité : la création d’une vingtaine de logements d’urgence, sous forme de résidence sociale ouverte à tous les publics, et proposant un accompagnement soutenu des services existants. En attendant la mise en place de ces logements, les collectivités locales ou territoriales soutenues par l'Etat peuvent mobiliser à des coûts raisonnables une vingtaine des très nombreux logements au sein  des centres de vacances, en grande partie vides dès le mois d’Octobre, ou les bâtiments et logements publics inoccupés (EDF, SNCF, anciens bâtiments des services de l’Etat).

Nous insistons sur la nécessité d’agir vite et sur place: le temps passé à la rue est un temps d’accentuation rapide des difficultés, au point que certain(e)s risquent de ne pouvoir se remettre à une vie normale. Nous refusons toute solution qui mène à balloter les sans logement d’un bout à l’autre du département, via le 115. Le changement que nous attendons tous ici est qu’enfin les pouvoirs publics prennent les responsabilités qui leur reviennent et nous espérons beaucoup de votre action.

Nous souhaiterions vous rencontrer pour échanger de vive voix à ce sujet (contact ci dessous)

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Entraide 33                Femmes Solidaires         Ligue des Droits           Confédération du Logement

(Fédération DAL)                                                     de l’Homme                      et du Cadre de Vie

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:52

Depuis le mois de Septembre, la situation devient plus pressante à Arcachon. Un squatt important a été évacué, des expulsions prononcées par les juges ont été suivies de menaces d'intervention des forces de l'ordre, des familles comme des personnes seules sont à la rue, dormant dans des voitures ou sous des tentes, bien d'autres sont hébergés. M.le Préfet de la Gironde a menacé d'expulsion une personne paraplégique, une famille avec deux enfants a passé près de deux mois dans la rue, avant de repartir vers une autre ville faute de solution, une femme avec un enfant en bas âge également dans une voiture.... Belle efficacité des pouvoirs publics dans leur ensemble!

Notre association a poursuivi son action:  à travers le collectif d'associations autour du problème de l'hébergement, nous avons écrit aux différentes autorités pour réclamer une résidence sociale et un hébergement provisoire en attendant: pas de réponse pour le moment! Nous avons cherché des solutions, entamé l'achat d'une caravane, réalisé un repérage de logements vacants abandonnés... Mais le plus chiquant est le nombre considérable de biens immobiliers publics laissés à l'abandon: deux villas appartenant à EDF, une villa en plein centre, les Affaires Maritimes, divers locaux de la SNCF, plus divers locaux vacants, dont un dans la caserne de Pompiers... Et c'est dans ce contexte que l'on annonce la destruction de la Tour des Chênes, pourtant satisfasante aux yeux des locataires!

ET nous attendons toujours la mise en place du grand plan d'hébergement promis par le gouvernement... Pour le moment, rien n'a changé et le nombre de personnes à la rue augmente, probablement près de 50 sur le bassin d'Arcachon; le sous Préfet a déclaré il y a quelques mois à une association qu'il n'y avait pas de besoins d'hébergement sur le bassin....

RAS!

 

 

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 14:10

Depuis Colbert et son honteux  « Code Noir » tortionnaire, qui règlementa le transfert de millions de noirs vers les Antilles,  la France autoritaire, celle des saigneurs, - toujours pour «raison d’Etat »-, a acquis une  expérience certaine du déplacement des populations souvent contre   leur gré et rarement pour  leur bien : ce furent les « bagnards »  vers Cayenne, les Communards vers l’Algérie, les Tirailleurs Sénégalais vers les tranchées ou le Camp du Courneau à La Teste ,  les juifs du Veld’hiv vers Drancy, les Indigènes du Maghreb vers Monte Cassino et récemment grâce aux ministres zélés, celle des « Roms » et tout « sans papiers », à passer au   «  broyeur de bureau » , ascenseur social efficace et rapide pour passer du bidonville ( éradiqué au bulldozer) à la  « jet set » !

 C’est toujours de l’humain le plus modeste , déstabilisé, changé de « port », déporté  donc, autrefois mis aux fers, menotté, aujourd’hui torturé au moins psychologiquement car humilié, spolié de ses biens dérisoires, privé de savoir pour ses enfants, alors que l’ignorance est source de malheur,  et cela  par une féodalité d’exécutants qui obéissent à l’Etat-employeur, salaire oblige !

Django Reinhart, sinti manouche, est né dans une roulotte en Belgique. Il apprit banjo, guitare et fut excellent violoniste, comme l’épouse du Ministre de l’intérieur Valls.

Sans doute a-t-elle entendu  dans la « Fille de Mme Angot » opéra-comique de Charles Lecoq  le fameux choeur des «Incoyables»: «Ce n’était pas  la peine assurément de changer de gouvernement !» Pourrait-elle le jouer à son Ministre aimé, dans un élan d’humour ?

Avec un  père artiste peintre, une  épouse violoniste, donc homme cultivé, raffiné, sensible à l’enfance puisque père de 4 enfants, comment peut-il arracher de leurs faibles racines  les 240 Roms embarqués en aéroport, expulsés à 15 jours de la rentrée des classes ?

Toujours est- il qu’on s’interroge encore une fois sur les finalités de la « Culture » : rites égoïstes ou  ouverture de  l’esprit à un minimum d’altruisme, au respect des êtres :

Il y a peu de temps en Arcachon, on a appris avec stupeur que celui à qui on aurait pourtant donné Dieu sans confession, Donnedieu de Vabres, qui inaugura l’Olympia avec plaque commémorative du « Ministre de la Culture », était dans une vie antérieure, un  marchand d’armes, de ceux  qui savent si bien fermer les yeux sur le sang et les larmes qu’ils contribuent à faire  verser  ! La « Culture » a des fins dissimulatrices parfois !

 L’Europe a les moyens juridiques et financiers et donc le devoir humaniste de mettre fin à l’interminable et douloureuse « route des Roms » persécutés depuis des siècles, le pire certes  ayant été l’époque nazie, donc choisissons des voies diamétralement opposées et cessons de souiller l’image de la France. Ceux qui ont voté utile, méritent mieux que cela !

Philippe Naud.

photo extraite du forum publié sur médiapart

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:29

Depuis deux ans et demi, donc depuis le début d’Entraide, il y a eu deux morts de la rue à Arcachon, suite à un accident de la route et à l’alcool. Mais de très nombreuses hospitalisations, toutes liées aux conséquences de la vie dans la rue, au froid, aux blessures et aux addictions. Nous entendons déjà les bien-pensants dire qu’  « ils n’ont qu’à ne pas boire ou se droguer »…  

L’incapacité de la médecine et des pouvoirs publics à offrir une réponse à l’enchaînement qui se produit dans la rue est patente : nous avons entendu des médecins affirmer que les psychotropes étaient une solution « pour supporter les conditions de vie » à la rue, que les substituts à la drogue et à l’alcool étaient un progrès… Et personne ne propose d’autres pistes : faudra-t-il des overdoses ou plus d’attaques cardiaques en pleine rue pour que l’on pose réellement la question de l’usage réel de ces substituts (subutex, valium, méthadone et autres benzodiazépine…), qui peuvent aussi être utilisés comme de véritables drogues, avec des conséquences physiques majeures ? Des dossiers récents dans la presse (Libération (27/7/2012, Le Parisien 2/7/2012) ont souligné l’ampleur du trafic et le danger d’une prescription sans suivi étroit ou par des non spécialistes. Nous pouvons témoigner, à Arcachon, de prescriptions inappropriées d’anti-dépresseurs par des généralistes ou par le secrétariat d’organismes chargés… de la lutte contre la dépendance ! Et ceci fait bien sûr très mauvais ménage avec une consommation d’alcool que le milieu médical ne peut ignorer !

Enfin, et c’est le pire : l’hôpital psychiatrique utilise des personnes sans domicile comme cobayes pour tester de nouveaux médicaments, contre une rémunération qu’ils ne peuvent refuser vu leurs faibles revenus. L’état de désorientation, voire la dérive caractérielle qui s’ensuivent sont indescriptibles et compromettent durablement toute réinsertion.  

Il est temps que médecins et associations de lutte contre les dépendances prennent conscience de la situation et s’organisent pour participer à des réponses concrètes et complètes (logement et suivi inclus) à ces situations qui finiront par faire, ici comme ailleurs, des morts dans la rue !

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Published by Entraide33 - dans La vie dans la rue
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:59

L’annonce d’un blocage des augmentations de loyers dans certaines villes et d’un plan pour l’hébergement des « SDF » montre que les décisions nationales restent enfermées dans un cadre technocratique et ignorent la diversité des situations locales. Le futur décret sur les loyers ne prend en compte que de grandes agglomérations et néglige par exemple la situation dramatique des communes touristiques et côtières du Sud Ouest, sauf La Rochelle. Ceci est d’autant plus surprenant que, pour une fois, il a utilisé une autre source (le fichier d’allocations des CAF) que le fichier Clameur, dont la fiabilité est faible en raison de sa source : quelques réseaux d’agences et d’organismes gérant un parc privé à vocation sociale. Pour le Sud Ouest, de nombreuses villes à niveaux élevés de loyers et où la pénurie de locatifs est flagrante ne sont pas citées.

En ce qui concerne les communes touristiques, les mesures de blocage de loyers ne suffiront pas : il faut limiter la progression des logements de loisirs ou secondaires, relancer l’effort de création de logements sociaux, mettre en place une politique d’hébergement et d’accompagnement, proposer des terrains d’accueil. La situation spécifique de ces communes tient à l’absorption continue de l’effort de construction par l’achat des logements pour des résidences d’été, sans limites. De nombreuses communes ont plus de moitié de leur parc en résidences secondaires, alors que la limite au-delà de laquelle les actifs permanents ne peuvent plus se loger, est autour de 40%. Plusieurs pays européens ont mis en place un contrôle des logements, qui ne permet pas l’achat de résidences secondaires, voire la résidence des non actifs (par exemple les retraités) dans des villes qui manquent de logements.

Il ne faudrait pas que cette méthode technocratique se reproduise pour le plan d’hébergement des personnes sans logement. La concertation préalable se ferait, selon la presse,  dans le seul cadre des réseaux de grandes associations, dont le fond de commerce est la gestion des centres d’hébergement, avec un coût très élevé et souvent des réponses inadaptées aux besoins (cadre contraignant et localisation mal répartie). Le résultat est une pénurie permanente de places et des refus de la part des sans logement.

Les personnes sans logement sont très diverses en zone touristique: certaines souhaitent pouvoir camper ou trouver un mobile home dans un cadre sécurisé et permettant l’accès à la propreté et l’autonomie. D’autres ont simplement besoin d’une garantie pour accéder à un logement, avec un loyer raisonnable. D’autres enfin ont besoin d’un accompagnement réel et continu en plus des solutions indiquées. La réponse qui consisterait à se limiter au réseau des 115 départementaux et à renforcer les centres d’hébergement existants serait donc inadaptée. Va-t-on trouver à Bordeaux une réponse aux demandes de ceux qui ont trouvé sur le bassin d’Arcachon le calme et parfois la sécurité, voire des emplois saisonniers à leur portée ? Va-t-on enfin répartir mieux les capacités, les ouvrir toute l’année et proposer un accompagnement digne de ce nom au lieu continuer à multiplier les lieux d’accueil (bus solidaire, services sociaux, Passerel…), sans réponse concrète derrière ?

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